Billet : Christophe Guignard

Du bon usage des textes patristiques sur Marie

Longtemps, l’étude de la réflexion et de la piété mariales de l’Église ancienne ont souffert de biais confessionnels. Côté protestant, la tendance était naturellement à minimiser leur importance : selon la jolie formule de Stephen Shoemaker, auteur d’un important ouvrage sur les origines de la piété mariale (voir la rubrique « Lectures »), les historiens protestants ont eu tendance à voir l’Église ancienne comme une « Mary-free zone ». Côté catholique, inversement, on a cherché dans les sources anciennes des attestations précoces de pratiques ou de doctrines qui n’ont pris corps que plus tard. La recherche n’est pas en elle-même illégitime, mais cette démarche impliquait souvent de faire dire aux textes plus qu’ils n’en disent réellement...

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