Billet : Un génocide en terre chrétienne catholique, le Rwanda (1959-1994)

Le Rwanda est devenu célèbre en 1994 en raison de la tentative d'extermination totale des Tutsi, avec leurs amis-parents-soutiens parmi les Hutu et les Twa : entre 800 000 et un million de victimes en trois mois, avec comme armes principales des outils agricoles, la machette en particulier.

Billet : Le « drame de la scolastique » ou Qu’est-ce que savoir au Moyen Âge ?

Dans son sens traditionnel, la « scolastique » recouvre l’ensemble de modalités d’enseignement et de productions intellectuelles en usage dans les universités médiévales, où l’assimilation du patrimoine de savoir biblique et patristique s’accompagne de l’application des outils conceptuels hérités de la philosophie gréco-arabe.

Billet: Troisième voie ou voie du tiers ?

Face aux différentes situations de crises, les propos du pape François sur l'économie dans l'exhortation apostolique Evangelii gaudium en 2013 et au Parlement européen le 25 novembre 2014 ont suscité de nombreux débats dans la presse économique internationale.

Billet: Droit canonique et théologie

Il y a une dizaine d'années paraissait dans la revue Droit et société un article de Pierre-Yves Condé intitulé « La fragilité du Droit. "Déthéologisation" et "théologisation" du droit canonique après Vatican II »1. Il rendait compte des discussions menées par les canonistes sur le lien entre théologie et droit canonique. Le droit canonique, en tant que discipline, est-il autonome ou entretient-il un lien étroit avec la théologie ?

Billet

Il y a quelques semaines, les attentats de Paris ont choqué la France. Il n’est pas besoin de rappeler les événements et les différentes interprétations diffusées dans les médias. Les biblistes ont-ils quelque chose à dire dans cette situation ? Oui et non. À vrai dire, un bibliste n’est normalement pas formé dans les domaines de l’histoire et de la littérature de l’Islam. Le champ d’investigation qui l’occupe est la Bible dont les derniers textes datent, si les hypothèses sont correctes, du 2ème siècle après J.-C. Ils remontent donc à une époque antérieure à la naissance de l’Islam. Les biblistes doivent-ils alors se taire dans la situation actuelle ?

Billet : Un marronier

Qu'on se rassure (s'il en est besoin) : le titre de ce billet est emprunté au vocabulaire du journalisme, pas à celui des traités d'arboriculture, sans qu'il désigne toutefois l'heureuse conclusion d'une délicate enquête relative à la sorte d'arbre sur lequel un célèbre corbeau perdit sa pitance pour s'être essayé, en soliste, au chant a capella. Non, le mot indique le retour périodique d'un sujet de moyenne importance dans le genre « à quoi pensent cette année les philosophes ? » qui, dans le cadre des études actuelles de théologie, revêt une forme particulière : « quelle philosophie [sous-entendu « aujourd'hui »] pour la théologie catholique ? ». À cette question, il est possible de répondre en signalant l'orientation originale prise par l'enseignement de la philosophie dans les études de théologie à l'Université de Strasbourg.

Billet : Exégèse & Théologie

Dans un avant-propos à son commentaire de Luc (1) édité en 1921, le Père M.-J. Lagrange, fondateur de l'École Biblique de Jérusalem, s'excuse platement d'offrir au lecteur un commentaire de Luc, « hélas ! », dit-il, « beaucoup plus littéraire que théologique ». Il souhaite donc qu'un théologien puisse s'en servir pour « pénétrer plus avant dans l'intelligence de la Parole de Dieu » et clôt modestement par une citation de Virgile : « Non omnia possumus omnes » (en substance : on ne peut pas tout faire !) Le pionnier de l'exégèse francophone catholique limite ainsi l'étendue de sa propre responsabilité de chercheur dans le contexte tendu qui a suivi la publication de l'encyclique Spiritus Paraclitus, un an plus tôt, et qui condamnait toute méthode d'analyse de la Bible outrepassant les limites interprétatives voulues par les Pères de l'Église. Lagrange adapte alors au mieux son propos pour continuer à vivre sa double fidélité à l'exégèse biblique critique et à la théologie catholique, non sans déchirement intérieur à en croire ses biographes.

Billet : Le pari de la rencontre

La lettre des professeurs de la faculté de théologie catholique, dont voici le 1er numéro, fait le pari de la rencontre. Rencontre mensuelle avec les étudiants, d'abord, sur un mode plus convivial que le mode académique – qu'il s'agisse d'étudiants proches ou éloignés, nouveaux ou anciens ; mais aussi rencontre avec les confrères, avec les amis qui ont fait un bout de route avec nous à l'occasion d'un colloque pluridisciplinaire, d'une conférence en paroisse ; rencontre enfin avec toute personne qui serait désireuse d'être informée de notre travail au quotidien.